L'hélicoptère de Bra-sur-Lienne ne recevra pas un euro de moins (De Block)

Le Centre Médical Héliporté de Bra-sur-Lienne, en province de Liège, ne recevra pas un euro de moins qu'aujourd'hui, a assuré dimanche la ministre de la Santé, Maggie De Block, à la suite du cri d'alarme lancé par les membres de ce centre sur Facebook.

Le président du conseil d'administration du CMH a écrit à la ministre pour lui exprimer son inquiétude devant la réforme de l'aide médicale urgente qu'elle prépare, rapportent ce week-end "L'Avenir" et le journaux de SudPresse. Il serait à la fois question d'augmenter le tarif des interventions et de limiter celles-ci au transfert entre hôpitaux, à l'exclusion de toute autre intervention urgente.

"C'est une fake news. La seule décision que j'ai prise, c'est de continuer à financer ce projet. Il n'y aura pas un euro de moins", a déclaré la ministre sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi).

Le gouvernement fédéral finance les projets-pilotes de Bra-sur-Lienne et de Bruges à concurrence de 62.500 euros sur base annuelle et rien ne change, a précisé le cabinet de la ministre.

La ministre prépare un "service level agreement" afin qu'une ambulance arrive chez le patient dans le quart d'heure dans 90% des cas. Elle a également demandé un avis au Conseil national de l'aide médicale urgente pour voir quelle est la place des hélicoptères dans l'aide médicale urgente. Par ailleurs, dans le cadre de la réforme du paysage hospitalier et de la mise en place de réseaux hospitaliers, des centres de référence spécialisés seront mis en place. Une réflexion est en cours pour voir comment organiser au mieux le transport des patients.

Entre-temps, le CMH a lancé un appel à la solidarité en partageant la publication sur les réseaux sociaux. Une pétition a été mise en ligne. Dimanche après-midi, elle recueillait déjà 4.200 signatures.

Dans les rangs politiques, le président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Philippe Courard (PS), a exprimé son soutien à la mobilisation lancée par l'équipe du CMH.

"J'ai pris connaissance avec colère de la mise en péril du Centre médical héliporté de Bra-sur-Lienne par le gouvernement fédéral. Les citoyens méritent un service public abordable et de qualité. Il est aujourd'hui en danger", a-t-il déclaré.

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