Benzos et traitements de substitution: vignettes pour médecins et pharmaciens

Les concertations médico-pharmaceutiques (CMP), on connait. Elles font converger à échelon local MG et pharmaciens, pour discuter de problématiques à la croisée des métiers (les prescriptions, la substitution, la garde, les magistrales…). Le but? Dégager des bonnes pratiques. Pour son séminaire annuel, le RML de Bruxelles place au cœur de ces échanges le thème «abus et dépendances», en associant des services experts en assuétudes.

Le RML-B, le Réseau multidisciplinaire local de Bruxelles, pousse la CMP dans le dos, e.a. via du matériel de support taillé sur mesure pour animer des rencontres médecins/pharmaciens et, plus ponctuellement, un séminaire annuel de sensibilisation. L’édition 2018, conçue en collaboration avec l'Union des pharmaciens de Bruxelles, Huis voor Gezondheid mais aussi la FEDITO BXL, est fixée au 5 juin. Elle s’intitule «Abus et dépendances: comment mieux travailler ensemble?»

Vous l’aurez compris, la rencontre est cette fois ouverte également aux professionnels des services spécialisés/dédiés à l’accompagnement de patients souffrant d’addictions comme le projet Lama, Enaden, le RAT (réseau d’aide aux toxicomanes)… Le RML-B souhaite les faire mieux connaître des MG et pharmaciens et illustrer concrètement l’appui qu’ils peuvent leur offrir pour gérer cette patientèle particulière.

«Ce séminaire, on l’a voulu plus interactif que les éditions précédentes», indique Aline Godart, responsable de projets au RML-B. «On n’y fera pas trop de théorie. On va surtout développer un ‘trialogue’ MG/pharmaciens/services spécialisés à partir de cas cliniques très complets, autour de deux grandes thématiques: d’une part le mésusage des benzodiazépines, de l’autre les traitements de substitution aux opiacés. On va voir, en partant de l’expérience des acteurs de terrain, ce qui risque de coincer dans la prise en charge des patients concernés et comment le résoudre. Par exemple, avec le sujet benzos, on va se demander quand et comment arriver à une révision du traitement, tirer le signal d’alerte en cas de shopping pharmaceutique, orienter l’intéressé vers un service spécialisé- et comment, ce faisant, ne pas le couper de la première ligne de soins… En filigrane de toute la réflexion, on s’interrogera sur la façon de ne pas rompre la confiance des patients dépendants.»

A la clôture du séminaire, comme lors une «petite CMP» classique à l’échelle d’un quartier, on tentera de clarifier les rôles entre métiers, trouver les bonnes pratiques réciproques et conclure des accords de collaboration, ajoute encore Aline Godart. Elle rappellera également à cette occasion toutes les ressources existantes dans le domaine, depuis les structures qui font de l’intervision/supervision jusqu’aux outils tels les e-learnings spécifiques.

En pratique

Le RML-B propose en ligne des kits thématiques bilingues et clé en main pour stimuler la CMP, ainsi que toutes les infos pratiques sur son séminaire du 5 juin.

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