Cliniques universitaires Saint-Luc: le choix du DPI retardé en raison d’un recours

Choisi peu avant l’été comme fournisseur de son nouveau dossier patient informatisé (DPI), l’américaine Epic a dû attendre avant que le marché ne puisse être conclu. En cause, le recours d’un candidat malheureux.

Fin juin dernier, les Cliniques universitaires Saint-Luc portaient leur choix sur le prestataire américain Epic pour leur DPI. Un choix arrêté au terme d’une procédure basée sur un dialogue compétitif. Dans un premier temps, les Cliniques avaient sélectionné trois fournisseurs sur base de leur capacité à répondre à leurs besoins. «Des besoins spécifiques à un hôpital où l’on retrouve notamment de la recherche et de l’enseignement», précise d’emblée Jacques Rossler, directeur informatique. Au terme de cette procédure, un dialogue s’est établi pour construire le cahier des charges basé sur des critères bien définis. «Nous y avons consacré plus de 1.500 heures, avec des équipes de 40, et même à un certain moment 100 personnes», ajoute Jacques Rossler soucieux de respecter une parfaite équité entre les soumissionnaires.

Au final, parmi les trois fournisseurs retenus, à savoir Epic, Cerner et Medasys, le choix s’est porté sur Epic en fonction de 3 types de critères: fonctionnels, d’accompagnement et de coût. Et si, selon Melchior Wathelet, CEO d’Experthis, fournisseur belge d’un DPI (non retenu après la sélection), le produit d’Epic n’est pas particulièrement bon marché, «les besoins des Cliniques étant spécifiques à un hôpital académique, il fallait un DPI spécifique», justifie Jacques Rossler qui ajoute que d’autres hôpitaux académiques belges ont également sélectionné des solutions provenant de l’étranger.

Reste qu’un recours a été introduit par un soumissionnaire malheureux, recours dont le requérant a été débouté dans un premier temps. Mais celui-ci a fait appel de la décision et une première audience est prévue en novembre prochain.

Interrogé à propos de certaines inquiétudes que des données de patients belges enrichissent des bases de données aux USA, Jacques Rossler précise qu’Epic compte de nombreux clients en Europe, notamment aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. «En outre, les données seront hébergées dans nos propres datacenters, de sorte que je n’entrevois pas de problème majeur.»

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